Le SaaS : 100% médiatique, 10% réel

TRIBUNE


Il existe beaucoup de bruit autour du SaaS. Les projets tardent pourtant à prendre de l’ampleur. Cette situation ne devrait pas perdurer dans les prochaines années.


Le Syntec vient de publier, avec le concours d’Ernst & Young, une étude réalisée auprès de 250 éditeurs Français. Principal enseignement de cette étude, le SaaS ne réprésente que 10% du chiffre d’affaires des sondés. Cette part varie selon les catégories de solutions chez les éditeurs de solutions dites sectorielles (CAO…), le SaaS représente 6% du CA en 2010 contre 16% chez les éditeurs horizontaux, (ERP, Finances...).

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La réalité médiatique s’accorde donc mal à la réalité économique. Sauf preuve du contraire, le modèle dominant reste l’installation sur le site de l’entreprise utilisatrice. Si l’on considère que les principes du SaaS sont :
  • Le fournisseur de logiciel héberge le logiciel et les données et propose un accès à ce programme à travers le web.

  • Le modèle économique repose sur l’abonnement à un logiciel plutôt qu’un achat de licence.

  • Les applications sont accessibles en mode web.

 

Reconnaissons que les choses ont peu bougé depuis l’apparition de l’ASP au début des années 2000. La réalité des entreprises et l’adoption du SaaS semblent, à ce stade, bien différentes des effets d’annonces et de l’emballement médiatique. Pourtant les principaux freins au SaaS semblent avoir sauté : débit, sécurité, disponibilité, applications web, il n’en reste pas moins vrai que les entreprises sont encore peu nombreuses à avoir fait le grand saut !


A en croire les analystes, la situation devrait radicalement changer dans les prochaines années. On peut avancer quelques raisons à cela :
  • Il est probable que la majorité des entreprises n’aient pas souhaité essuyer les plâtres ; les premières implémentations réussis cet le succès d’acteur comme Sales Force amènent des garanties.

  • Les soucis de raccourcir les délais, d’accélérer les projets et de maîtriser les coûts notamment dans les périodes d’incertitudes économiques ne peuvent que jouer en faveur du SaaS.

  • L’offre disponible en SaaS va progressivement couvrir tous les champs de l’informatique d’entreprise : de la bureautique à la gestion, de la production au commerce.

  • Avec le développement applications mobiles, l’usage prend le pas sur la fonctionnalité et le lien entre l’utilisateur et le logiciel s’effilochent. Désormais, l’usage importe plus que le « comment ça marche ? ».

La bulle médiatique du Saas est pour le moment plus importante que la réalité. Les choses vont évoluer et pour vous en rendre compte par vous-même ou pour appréhender ces mouvements, rendez-vous le 13 octobre !