Se transformer rapidement et radicalement ou sombrer irrémédiablement pourrait bien s’avérer la seule certitude sur laquelle chacun puisse réellement s’appuyer. Jamais le court terme n’est apparu aussi éphémère, jamais la vérité du moment n’a semblé aussi fragile.
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Qu’on les appelle « mondialisation », «financiarisation » ou autres, les forces qui bousculent les sociétés européennes sont en train peu à peu d’éteindre le modèle de l’après guerre, celui des 30 glorieuses, celui du baby boom. Les vieux réflexes appartiendront à un autre temps de plus en plus révolu. Un nouveau paradigme est à imaginer. L’inconcevable est désormais à portée de main. Plus que jamais l’imagination, l’innovation et l’audace devront présider.
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Le nouveau modèle ne s’appellera pas « Entreprise 2.0 ». Le concept a en effet été dénaturé en partie par les apôtres des réseaux sociaux et du Web 2.0. En 2012, il y a fort à parier que l’on entendra plus parler d’Entreprise 2.0. Beaucoup de chose pourtant reste à faire pour adapter l’entreprise à une ère marquée par la vitesse.
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Le maître mot de l’année 2012 devrait être une fois encore à n’en pas douter «l’agilité ». Celle-ci sera déclinée sous toutes ses formes et dans toutes les directions car le temps n’est plus « au tunnel ». L’époque exige au contraire des cycles courts et des ajustements permanents aussi bien en matière de développement que de management et d’animations d’équipe.
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Le climat incertain rendra les entreprises frileuses et les poussera pour un temps à se focaliser sur ses clients. La recherche d’interactions avec les clients et l’écoute de leurs attentes devraient être une des priorités les mieux partagés par les différents services de l’entreprise. Elles ne seront plus l’apanage des seuls services support. L’analyse des données comportementales devraient également connaître un essor important tant les entreprises auront à cœur de cibler leurs actions pour améliorer l’efficacité de leurs opérations.
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2012 pourrait être également une année charnière pour le système d’information et la DSI. La nécessité pour l’entreprise de gagner en réactivité impose de fournir rapidement aux directions fonctionnelles des solutions agiles. Faute de quoi elles seront tentées d’aller les chercher dans les nuages. Si à cela on ajoute l’arrivée de nouvelles générations en entreprises habituées à de nouveaux devices (tablettes notamment), on comprend bien que le système d’information et la DSI dans son ensemble sont à un tournant. En 2012, soit la DSI parvient à reprendre le contrôle du système d’information, à nouer un partenariat avec les directions métiers et à devenir le moteur de la transformation de l’entreprise, soit elle pourrait progressivement se trouver marginaliser et voir les budgets lui échapper.
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Les réseaux sociaux en tant que couche supplémentaire d’un système d’information qui déborde de partout ne rencontreront pas le succès escompté. Les usages sont aujourd’hui trop mal définis et les outils entre les mains des utilisateurs trop nombreux pour qu’il en soit autrement. A l’inverse, toutes les applications vont intégrer une composante sociale qui amènera de la valeur.
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Les applications « successful » seront métier sans pour autant être figées et fermées sur un usage unique. Elles devront ainsi concilier une approche très verticale à même de répondre sans délais aux besoins spécifiques d’une direction fonctionnelle mais également disposer d’un écosystème et d’ouvertures leur permettant de s'élargir à de nouveaux usages.
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