2010 c'est fait et 2011 alors ?

TRIBUNE


Exercice périlleux et à haut risque : jouer quelques instants les prévisionnistes et les apprentis Nostradamus. Parier sur 2010 semble jouable, anticiper sur ce que pourrait être 2011 est plus aléatoire, plus stimulant aussi et incontestablement plus incertain.


2010-2011
  1. L’incertitude et l’instabilité devraient sans conteste marquer l’année 2011 peut-être même plus que cela l’a été en 2010. La crise financière et celle des états sont loin d’être terminées et il n’y a que peu de doute que les plans de rigueur s’étendent à de très nombreux pays d’Europe, Allemagne exceptée. Associé à la fin des plans de relance, cette rigueur ne peut qu’avoir des effets négatifs sur la croissance donc sur l’emploi.


  2. Les entreprises vont donc devoir faire face à un contexte économique peu stimulant. Il ya fort à parier que le mouvement de concentration se poursuive et peut-être même s’accélère quels que soient les secteurs d’activité. L’informatique n’y échappera pas et une recomposition importante du secteur n’est pas à exclure. Dans tous les cas, elle se fera autour des mastodontes que sont IBM, Microsoft, Oracle et Google.


  3. L’incertitude généralisée pourrait également amener les entreprises à concentrer leurs forces et leurs efforts une fois encore sur leurs clients existants. Le développement des communautés, du social CRM et de tout ce qui peut rapprocher l’entreprise de ses clients pourrait connaître en 2011 un coup d’accélérateur. L’arrivée des clients dans les premiers cercles de l’entreprise amènerait celle-ci alors de fait à revoir ces méthodes de communication, de partage et peut-être de conception de produits. La route vers l’Entreprise 2.0 passerait donc par les clients et aurait pour finalité la création de valeurs.


  4. La création de valeurs associée à de nouveaux modèles économiques devrait alimenter les réflexions des entreprises qui chercheront par ce biais à se démarquer et à déplacer le débat ; manière également de lutter avec d’autres armes face à des concurrents a priori plus puissants.


  5. 2011 pourrait être également l’année de la rationalisation des applications informatiques au sein de l’entreprise. Les tensions sur les budgets et l’arrivée annoncée du Cloud pourraient pousser la DSI à une vaste revue et rationalisation des applications en place. Cette opération serait aussi une manière de reprendre le contrôle du système d’information.


  6. Dans le monde de l’ECM, le rapprochement entre les outils ECM, les média sociaux et les outils de communication temps réel devrait s’amplifier pour peut-être ne former qu’une seule et même catégorie d’outils. D’une certaine manière c’est un peu ce qui se passe avec le Case Management. Intérêt de ce rapprochement : appréhender les outils sociaux comme des éléments à part entière du système d’information en général, du processus métier en particulier.


  7. En 2011, les fonctionnalités de recherche cesseront d’être considérées comme telles pour devenir des éléments de plus en plus critiques. Face à l’inflation galopante de contenus, les utilisateurs depuis leur poste de travail demanderont un outil de recherche transverse multi-contenus, multi-applications…


  8. Enfin comme l’a souligné Claude Super sur son blog infgov.net, la question de la séparation entre la sphère privée et celle de l’entreprise animera sans nul doute bien des débats.


Rendez-vous le 31 décembre 2011… et d’ici là très bonnes fêtes de fin d’année !