Le cloud computing semble se développer dans les entreprises de manière non-controlée. Censé accélérer la mise en place d’application, le cloud pourrait avoir des effets pervers et renforcer l’appli-bésité. Le Cloud ne peut pas se développer en dehors du système d’information. Les études semblent le démontrer les unes après les autres : le cloud computing se développe dans l’entreprise. Et avec lui, sa cohorte d’effets pervers. On connaissait déjà les problèmes liés à la disponibilité des applications, à la sécurité des données, voilà désormais ceux liés à son développement anarchique au sein des entreprises. Le problème semble assez sérieux si l’on en croit l’enquête réalisée par Avanade. 20 % des cadres disent qu'il leur est impossible de gérer la disparité des services de cloud computing utilisés dans leur entreprise. 60% des personnes interrogées se disent même "préoccupées" par la prolifération anarchique du cloud et plus précisément par l'adoption mal gérée des services cloud public dans l'entreprise. Pire, une personne consultée sur cinq déclare avoir personnellement souscrit à un service de cloud computing à l'insu du département informatique.
Le cloud deviendrait-il un facteur aggravant de l’appli-bésité, cette maladie bien connue dans les DSI des entreprises et dont les symptômes sont l’accroissement anarchique des applications avec une non-utilisation de la majorité d’entre-elles ? Le cloud deviendrait-il révélateur de la difficulté des DSI à répondre aux besoins des directions fonctionnelles ? Le cloud serait-il en train de devenir le mirage des directions fonctionnelles en quête d’agilité, de réactivité et d’applications métiers ? ![]() Si tel est le cas, le Cloud ne réglera rien et ne répondra pas aux attentes placées en lui. Le développement du Cloud ne peut pas se faire au détriment de la DSI, bien au contraire. S’il peut être un facilitateur, un accélérateur dans la mise en place et déploiement d’applications, il doit aussi faire l’objet d’une concertation entre les différentes parties. Son développement ne peut se faire en marge du système d’information puisque il est lui-même une partie de ce système. Le sujet central, c’est une nouvelle fois la coopération entre la DSI et les directions fonctionnelles. Le Cloud ne peut être un palliatif à cette absence ou tout ou moins cette difficulté de coopération. Si tel est le cas, alors le remède est bien pire que le mal et il pourrait même s’avérait mortel. Le système d’information deviendrait une gigantesque tour de Babel ou plus personne ne se comprendrait, plus aucune application ne communiquerait entre elle et ou le moindre problème ne serait l’affaire de personne. Si l’on ne peut nier le besoin des directions fonctionnelles à disposer rapidement d’applications métiers agiles, faut-il encore que la DSI puisse répondre à ces enjeux. C’est tout l’enjeu de la version 2011 de VDoc : proposer une plate-forme de génération d’applications métiers facilitant la collaboration entre les DSI et les directions fonctionnelles. |
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