Dans son ouvrage « la Guerre du Vin », Olivier TORRES raconte l’échec de l'implantation du producteur de vins californien Mondavi dans le Languedoc Roussillon. Il met surtout en avant l’affrontement plus global entre capitalisme " à l'anglo-saxonne " et corporatisme défensif " à la française ". Il souligne également l’antagonisme entre la culture de l’abondance et celle de la pénurie, entre le grand et le petit.
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un enchevêtrement de niveau propice au gaspillage et qui pour le moins ne favorise pas les économies d’échelle.
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une certaine inefficacité faute de pouvoir, dans bien des cas, mutualiser des moyens et proposer des réponses macroscopiques.
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une disparité parfois forte d’un territoire à l’autre, largement incompréhensible pour le citoyen.
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une incapacité à lutter à l’international face à des ensembles constitués bien plus puissant économiquement et politiquement.
Tel est un peu le tableau noir de la France administrative du XXIè siècle. Tel est à bien des égards la situation organisationnelle des entreprises et les parallèles sont en effet plus que saisissants.
Trop souvent, les entreprises, encore organisées de manière pyramidale, ne sont que des juxtapositions de services qui collaborent peu ou pas. L’avènement des outils collaboratifs, des gestions documentaires n’a rien réglé, bien au contraire. Les référentiels sont encore loin d’être corporate et sont trop souvent limités à un seul département voire à un seul service. L’info-bésité est à tous les étages ! Au sein des services, les habitudes ont également la vie dure et souvent le réflexe est encore à stocker l’information plutôt qu’à la faire circuler. Conséquences : le temps consacré à rechercher de l’information ne diminue pas. Rarement, une fois trouvée, celle-ci est correctement exploitée et valorisée.
Le système d’information censé amener de la cohérence et de l’efficacité est devenu au fil du temps une superposition plus ou moins anarchique d’applications plus ou moins utilisées. L’appli-bésité fait des ravages et les conséquences sont multiples :
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des coûts pléthoriques sans rapport à l’efficacité apportée.
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un temps de maintenance inutile qui éloigne la DSI de ces véritables missions.
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une incompréhension toujours plus grande entre les directions fonctionnelles et l’informatique.
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