On peut très bien s’en passer !

TRIBUNE


Une étude américaine s’intéresse aux bénéfices perçus par les individus qui deviennent   fan d’une page sur Facebook. Etre fan ou ne pas l’être, telle est la question ?  


Une récente étude réalisée par Emarketer listait un certain nombre de bénéfices perçus par ceux devenant fan d’une marque sur Facebook : 

  • Disposer des dernières nouvelles de la marque (62%)
  • Des informations sur les nouvelles offres (61%)
  • Pouvoir participer à des concours et gagner des cadeaux (58%)
  • Disposer d’offres spéciales (55%)
 
fansuggestions

A noter que le partage d’idée n’arrive que très loin avec 32% des raisons qui font que l’on devient Fan. Autre élément intéressant de l’étude : les propositions faites par les fans eux-mêmes pour améliorer la page de la marque. Disposer d’information en avance de phase sur les futures produits et offres de la marque (39%) est un facteur à ne pas négliger.

On observe que la dimension sociale (au sens dialogue) n’est que très peu présente dans les motivations des Fans. En résumé, on ne devient pas Fan pour faire partie d’une communauté ou amener ses idées mais bien plus pour se tenir informé et bénéficier d’offres spéciales.

Seconde observation en forme d’interrogation : dans ce contexte qu’apporte de plus Facebook  et la page Fan. La réponse semble assez évidente : rien.

Absolument rien.


Si les clients attendent de l’information sur l’entreprise et ses nouvelles solutions ainsi que des promotions, alors n’importe quel extranet qui proposerait des fonctionnalités de réseau social répondrait à ce besoin. A qui ou à quoi peut-on servir la Fan Page sur Facebook ? A la lumière de cette étude, pas aux clients puisqu’ils peuvent trouver la même chose ailleurs. Aux marques ? Très probablement. Pas tant pour dialoguer, informer ou converser avec ses clients mais peut-être pour draguer ceux qui ne le sont pas encore et qui se trouve dans ce grand centre commercial privé qu’est Facebook.

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La révolution du 2.0 a rappelé à tous ceux qui l’avaient oublié la nécessité de s’intéresser aux individus et l’importance de créer de la conversation avec son écosystème pour continuer à générer de la valeur. Il n’est question que d’objectifs et non d’outil. L’outil ne fait pas l’objectif, loin s’en faut. Dés lors, il y a fort à parier que les entreprises gagneraient plus à améliorer les interactions avec leurs clients qu’à conquérir de nouveaux fans sur leur page Facebook.
 

Chez VDoc Software, les communautés se retrouvent sur MyVDoc. Elles échangent entre elles, elles adhérent à des groupes leurs permettant de s’enquérir des nouveautés, de donner leurs avis, elles participent à la vie de l’écosystème…loin de Facebook. De tout cela, je vous propose d’en discuter le 13 octobre !