Le chiffre du jour


Jeudi 17 février 2011 | 18H54

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Les TPE résistent aux TIC et à Internet.

Les TPE restent largement sous équipées en TIC et cela malgré les plans d’incitation. Une situation préoccupante et aux conséquences importantes.


Constat inquiétant que celui fait par la Fédération des Centres de Gestion Agréés (FCGA) dans son étude du troisième trimestre 2010 réalisée auprès de ses adhérents. 62% des entreprises interrogées (TPE) ne sont pas présentes sur Internet. Nouvelle preuve de cette fracture numérique : 36% des sondés confient ne jamais recourir à la messagerie électronique. Ils ne sont que 1 sur 5 à ne le faire qu’occasionnellement. Ils ne sont finalement que 43% des entrepreneurs à affirmer l’utiliser régulièrement.
 
Malgré les nombreuses initiatives et plans (passeport numérique) la situation ne s’est que bien peu améliorée ce qui fait dire à Jean-Michel YOLIN, Vice-Président de la section innovation et entreprises au Ministère de l’Economie des Finances et de l’Industrie, que  « le retard numérique Français est incontestable …il y a 5 années à rattraper par rapport à nos voisins européens ».
 
Cette situation amène plusieurs réflexions :
  • Au delà de la légitime surprise, ce retard suscite quelques interrogation sur la manière dont les TPE gèrent et vont gérer leurs relations avec les administrations publiques à l’heure où celles-ci démultiplient leurs efforts pour passer au tout numérique. Comme le rappelle le Livre Blanc intitulé « Dématérialisation des factures : état de l’art et enjeux pour le secteur public en France et en Europe » réalisé par b-process, le cabinet d’avocats Taj, et CDC Arkhinéo, en France comme dans d’autres pays d’Europe, la dématérialisation des factures électroniques dans les administrations a été fixée comme objectif pour le 1er janvier 2012. Bon nombre aujourd’hui des démarches se traitent également via Internet et sont censées faciliter et faire gagner du temps aux différentes parties. Ne pas en profiter ne permet pas aux entreprises de réaliser des gains de productivité sur des activités à faible valeur ajoutée, chronophages et éloignées du cœur de métier.

  • Perte d’efficacité opérationnelle certes mais risque également sur les capacités d’innovation et de compétitivité. Si l’on part du postulat que la technologie favorise les gains de productivité, participe à la compétitivité globale de l’entreprise et peut être un des moteurs de l’innovation, alors on peut s’inquiéter sur le devenir des TPE françaises. Cest assurément une mauvaise nouvelle si l’on considère qu’elles ont avec les PME un rôle majeur à jouer comme pourvoyeuses d’emplois.

  • Si les plans numériques n’ont pas tenu leurs promesses, que dire du Saas qui devait amener souplesse, simplicité et économie propre à convaincre les TPE. Manifestement il reste encore beaucoup de chemin à parcourir.

Enjeu majeur pour l’économie française, l’évolution de la pénétration des TIC au sein des TPE mérite bien une attention toute particulière. A coup sûr un sujet dont on reparlera… peut-être avec le plan TIC & PME 2015 !