De l'autre côté du miroir

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Lundi 24 janvier 2011 | 11h58

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Le sursaut ou le chaos !


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Pour en finir avec le pessimisme, le repli sur soi et la torpeur ! Pour le courage d’aller de l’avant, laisser le passé à sa place et se tourner résolument vers l’avenir

Lundi sondage BVA Gallup portant sur 53 pays : la France rafle la médaille d’or du peuple le plus pessimiste au monde. Quelques jours plus tard c’est l’Ifop qui y va de son étude et qui révèle cette fois-ci que le moral des patrons des PME Françaises se détériore. 77% des 400 dirigeants interrogés se montrent inquiets pour l'économie française. Ils n'étaient « que » 69% au mois de septembre dernier, mais 85% en juin 2010 et 80% en mars 2010.

L’inquiétude, le pessimisme, auxquels on a envie d’ajouter la frilosité, le repli sur soi, la peur de l’autre ou encore la référence permanente au passé semblent caractériser depuis un certain nombre d’années la France et la grande majorité de ses habitants. Il n’est pas question ici de nier les difficultés réelles ou supposées des uns ou des autres mais de fustiger l’état d’esprit et la manière d’appréhender la situation.

C’est un véritable coup de gueule que je voudrais pousser. Il y en a marre !

  • Marre de voir les uns et les autres figés sur le passé, incapables de voir le monde changer autour d’eux, incapables de se dire qu’il va falloir prendre en compte une nouvelle donne. De tout temps, il s’est trouvé des populations pour regretter le passé... Au fil du temps, ce ne fut jamais le même ! Non, le temps d’avant ne valait pas mieux que celui dans lequel nous vivons.

  • Marre de voir les gouvernants ou les décideurs enfermés dans des schémas tactiques courts termistes ? Ne dit-on pas que les Grands Hommes pensent à la génération d’après plutôt qu’à leur réélection ?

  • Marre de ces décisions replâtrages à la petite semaine qui ne soignent pas et ne préparent pas l’avenir. Ne faudrait-il pas dans cette optique plutôt privilégier la recherche et l’éducation que de s’attaquer à la dépendance qui ne prépare rien ?

  • Marre de cette frilosité qui pousse les uns et les autres à voir toute évolution comme une menace. Marre de voir ériger le principe de précaution comme on érige des barbelés. L’hyper précaution est un frein puissant à l’innovation, au progrès, à la création de valeur. L’hyper précaution construit des sociétés frileuses, figées dans leur propre torpeur. L’enfer est pavé de bonnes intentions dit-on. Le principe de préoccupation en est une !        

  • Marre enfin des lamentations permanentes des uns ou des autres, de la résignation et du pessimisme ambiant propre à décourager les initiatives et les meilleures volontés du monde.

On ne peut pas aller de l’avant et relever des défis en passant son temps à regarder en arrière. On n’affronte pas les difficultés sans croire un minimum en ses chances de succès. On n’avance pas, on n’innove pas sans prendre des risques.

Il est plus que temps que chacun à son niveau, dans sa vie personnelle ou professionnelle relève la tête, se tourne obstinément et résolument vers l’avenir. Il n’y a pas d’autre issue pour s’en sortir. Toute autre attitude ne peut conduire qu’à la faillite individuelle ou collective. Toute autre attitude porte en elle le déclin, la tentation des extrêmes, les germes du chaos. C’est dans la difficulté que l’on reconnait ses amis, c’est dans la difficulté que l’on voit les hommes forts ! Quelle merveilleuse occasion de se dévoiler, de s’affirmer, de relever enfin la tête ! Notre salut est à ce prix ! Le sursaut ou le chaos…