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Mardi 6 avril 2010 | 15h31
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2010 : la mort de l'e-mailing ?
A en croire les chiffres fournis par l’UFMD (Union Française du Marketing direct), le marché du marketing direct sur Internet a représenté 1,179 milliards d'euros d'investissements en France, en baisse de 1,5 % par rapport à 2008.
Cette baisse s’inscrit plus globalement dans un contexte de repli des dépenses en communication et en marketing direct. On pourrait même dire que le marketing direct s’en sort même plutôt bien si on compare le 1,5% avec les -8,12% du secteur dans son ensemble.
Pourtant si l’on regarde de près les dépenses de marketing direct sur Internet, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne et de loin !
Le « search » (promotion par les moteurs de recherche – Adwords pour faire simple) affiche une croissance insolente de 9% et représente 572 millions d’euros d’investissement. L’achat d’espaces publicitaires (bannières…) est fortement secoué avec une baisse de 6,5%. On ose pourtant dire qu’il ne s’en sort pas si mal ! A n’en pas douter le marché de l’e-mail marketing doit même être un peu envieux de cette performance, lui qui affiche – 18% pour atteindre 154 millions en 2009 contre 188 m€ en 2008.
Interrogés par 01Net, les professionnels de l’e-mailing ne croient pas au déclin (et pour cause !).
Preuve de cet optimise, il y a encore quelques mois, Vincent FOURNOUT, Directeur Associé de Message Business déclarait « L’emailing entre donc dans un âge de raison et propose une approche résolument génératrice de ROI. A n’en pas douter, il devrait connaître une très forte croissance au sein de l’ensemble des acteurs économiques et même des professionnels du secteur public qui s’orientent désormais vers cette approche afin de mieux communiquer avec leurs administrés ».
Ce n’est rien de dire que nous ne partageons pas cet optimisme si bien entendu l’on parle d’emailing de masse. A partir du moment où l’on commence à cibler, à segmenter, l’email peut rester un outil compétitif.
Finalement, l’étude Unica « L’état du Marketing en 2010 » (« The State of Marketing 2010 ») ne dit pas autre chose quand elle indique : « l’utilisation des données web devrait passer de 51 % à 92 % et celle des données offline de 43 % à 81 % au cours des douze prochains mois. Par ailleurs, c’est le canal email qui diffusera le plus souvent les offres issues d’une analyse conjointe des données online et offline ».
« … Le changement des pratiques, dû au contexte économique tendu, à l’apparition de nouveaux canaux et à la nécessité de rendre des comptes sur l’efficacité des actions, contribue à l’émergence d’une nouvelle ère basée sur le temps réel, l’individualisation des offres et l’utilisation des réseaux sociaux » conclut Paul McNulty, Chief Marketing Officer d’Unica.
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