Le chiffre du jour
10 métiers que vous ne verrez (malheureusement) jamais en DSISource : 01 Net ProDu rémouleur de périphériques à l’amaigrisseur de client lourd… Olivier Séhiaud, l’auteur du fameux DSI.con, dresse un panorama des métiers incongrus qui mériteraient d’exister en DSI. « Bonjour, je m'appelle Olivier Séhiaud. Je suis DSI de Moudelab & Flouze Industries. » Ne cherchez pas, la société n'existe pas. Derrière ce pseudonyme se cache, en revanche, un vrai DSI, d'un vrai groupe industriel. En 2004, il livrait un portrait drôle et bien senti d'un dirigeant informatique dans le livre DSI.con. Sur son blog, Olivier Séhiaud continue de nous faire partager son quotidien et ses coups de gueule. Depuis quelques semaines, il aborde la délicate question de la gestion des compétences. Il dresse un panorama des « métiers improbables mais néanmoins indispensables de la DSI ». Sous couvert d'humour, notre DSI dévoile les profils qu'il aimerait avoir dans ses effectifs mais « qu'il ne serait pas politiquement correct d'exiger de sa DRH ». Le gestionnaire de contrats n’existait pas il y a cinq ans
La DRH est plus familière des métiers de la finance ou du marketing que de l'informatique, jugée moins stratégique. « La DSI elle-même a du mal à exprimer de façon prospective ce que seront ses besoins à deux ou trois ans. Même si les plans de gestion prévisionnelle des emplois et compétences (GPEC) nous obligent à nous poser les bonnes questions. »
Il passe de temps à autre dans les services pour affûter les périphériques poussifs. Notre technicien support vérifie leur bon fonctionnement et assure des actions de maintenance préventive.
Il a pour vocation d'exorciser les directions métier, la DAF et une bonne partie des équipes de la DSI de « la sale habitude de ramener tout à des chiffres et des ROI pour lesquels l'énergie dépensée serait mieux utilisée à fiabiliser la gestion de projets. »
Les développeurs connaissent tous l'effet de seuil. Un zéro se transforme en un et cette succession de modifications intimes va planter une application. Le balayeur est chargé d'atténuer le phénomène.
Il ramène la DSI et les métiers au centre des débats et met fin à l'éternelle dichotomie entre la maîtrise d'œuvre et la maîtrise d'ouvrage. « L'infocentreur agit comme une sorte d'aimant en attirant les contraires afin qu'ils se rapprochent. » Il est « doué d'une force colossale pour faire bouger des forces d'inertie ».
Il s'assure que les projets sont bien alignés avec le business et qu'il n'y ait pas de divergence de vue entre la DSI et les métiers. Un tiers qui n'est ni juge ni partie. La fonction peut être exercée par un consultant extérieur.
Allié du contrôle de gestion, l'éclaireur de pistes d'audit part devant afin de déjouer les pièges tendus. « Des fois que son contrôleur de gestion préféré s'embourbe dans un magma de tableaux Excel ou se cogne la tête dans des lignes de codes mal rangées. »
Avec la maladie de la « greenite », le releveur a pour mission de déterminer l'impact énergétique de chaque matériel et application, voire chaque action de l'équipe informatique.
Il remet à flot les projets avant qu'ils ne soient définitivement plantés en dégageant tout autour de lui les facteurs de risques et autres impondérables.
La gouvernance des systèmes d'information est tellement importante qu'il faut bien lui consacrer un poste dédié. Le gouverneur est chargé de centraliser et coordonner les différents modes de gouvernance.
Exercice délicat. L'amaigrisseur doit savoir ce que l'on peut retirer d'un PC afin d'obtenir un client léger qui reste malgré tout performant et réactif. Mais aussi, le nettoyeur de cabinets d'audit (« A force d'auditer tout et n'importe quoi on n'en oublie l'essentiel »), le vidangeur de moteurs de recherche (purger les informations inutiles) et, pour finir en beauté, le tueur à gages d'applicatifs obsolètes. Olivier Séhiaud en a encore sous le pied avec, au total, une cinquantaine de ses métiers improbables. Rafraîchissant.
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